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 Momoiro Satoru (桃色悟) - Forgive me father for I have sinned.

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MESSAGES : 3 HERE SINCE : 14/04/2018 AVATAR : Yoon Jeonghan CREDITS : Angel Dust


MessageSujet: Momoiro Satoru (桃色悟) - Forgive me father for I have sinned.    Sam 14 Avr - 18:09


Momoiro Satoru
featuring Yoon Jeonghan (SEVENTEEN)


nom prénom : momoiro satoru. surnom : Toru, Sato. âge 21 ans. date et lieu de naissance : Né le 23 novembre 1996, à Osaka, exactement six minutes douze secondes après son frère.. orientation sexuelle : Il ne connait que l'hétérosexualité, le reste est inconcevable pour lui. statut social : célibataire. finances : aisées. études/métier étudiant en double cursus droit international et langues, en année sabbatique.  groupe désiré : phoenix.



caractère; Réservé - Studieux - Travailleur - Envieux - Jaloux - Peu sûr de lui - Généreux - Souriant - Solitaire - Obsessionnel - Morbide - Aimable - Borné - Incompris - Soif de reconnaissance et d'amour - Parano - Croyant.

ici les anecdotes concernant ton personnage (nous en demandons tout de même au moins six.) il a une croix chrétienne tatouée sur l'avant-bras droit anecdotes ici anecdotes ici anecdotes ici anecdotes ici anecdotes ici anecdotes ici anecdotes ici anecdotes ici anecdotes ici


pseudo; ici tu dis ce que tu veux, ton âge, ton temps de connexion tout ça, ou juste si tu veux dire que tu nous aimes, cousine, feel free.

un petit coup de main pour le bottin. ♥️
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<phoenix>☇ <b>nom prénom dans cet ordre (pseudo, groupe)</b></phoenix> ≈ [url=lien vers ton profil]nom prénom[/url].

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MessageSujet: Re: Momoiro Satoru (桃色悟) - Forgive me father for I have sinned.    Sam 14 Avr - 18:09


Baby, you're bad.

   
Les doigts glissants et l'âme en peine, je m'en vais.



- Momoiro Satoru ?

Je relève la tête en sursautant. Donne la réponse Satoru, tu la connais. Je glisse un regard en coin à mon frère qui regarde droit devant lui avant de braquer mes yeux sur le professeur. Lorsque j'ouvre la bouche pour lâcher la réponse, je sens les ongles de mon voisin s'enfoncer dans ma cuisse et mes yeux deviennent soudain humides. Bien entendu que non, je ne devais pas me faire remarquer, j'avais presque oublié. Je baisse les yeux vers mes notes sans dire un mot. Après un long silence et une larme roulant silencieusement le long de ma joue, le professeur change de cible et mon voisin retire enfin ses ongles de ma chair tendre d'enfant. Scénario habituel pour moi, on m'empêchait de parler, je ne pouvais rien dire. Après tout, si j'avais pris l'habitude de parler, j'aurais pu en parler à mon père, de ce qu'on me faisait à l'école. C'est ce qu'ils pensaient tous en secret. Mon père était puissant, il aurait pu réduire la plupart d'entre eux en cendres s'il l'avait voulu. Pourtant jamais je ne lui aurais parlé de quoi que ce soit. J'étais déjà une bien trop grande déception à ses yeux, un poids bien trop lourd.


SATORU. TU SERS À RIEN. POURQUOI TU VIS ENCORE ?


Pourquoi. La question m'a hanté toute ma vie. Elle se dresse devant moi, des fleurs de cerisiers se mêlant à ses longs cheveux d'ébènes. Je l'aurais trouvé belle, comme tout le monde, dans d'autres circonstances. Si elle n'avait pas empoigné mes propres cheveux pour me tirer près d'elle, si elle ne m'avait pas craché au visage, si elle n'avait pas maudit l'intégralité de mon arbre généalogique sur douze générations. Oui, je l'aurais surement trouvée sublime. Pervers. Elle a raison bien sûr, je n'aurais pas dû prendre ces photos. Un oiseau éventré, une voisine retirant son tee-shirt, un chat dévorant une souris, des traces de sang. La trace rouge sur ma joue se chargerait de me rappeler à l'ordre. Et mon père également.

What doesn't kill me only makes me bloody.

Les coups pleuvent sur mon corps meurtri et même mes bras ne peuvent me protéger de la tornade qui s'abat sur moi. Lorsqu'il finit par avoir mal à la main, c'est la ceinture qui claque contre mon dos. Il n'est satisfait que lorsqu'il voit perler du sang sur ma peau claire. Alors il sort de la pièce, il s'enfuit pour ne pas avoir à affronter mon regard ou mes larmes parfois. Et c'est d'abord sur ma mère que mes yeux se posent. Lascivement avachie sur un divan, elle me regarde de ses yeux vides, elle s'en fout. Je peux crever là, temps que personne ne vient l'emmerder, temps que ce n'est pas elle qui se prend une raclée. Et puis il y a Satoshi, recroquevillé dans un coin, il évite mon regard, il ne peut rien faire, rien dire ou c'est lui qui prendrait. Je ne lui en veux pas, j'en veut à ma mère qui ne caresse les cheveux que de l'un d'entre nous, j'en veux à mon père qui remets tous ses désirs et espoirs sur moi en laissant mon frère vivre comme il l'entend. J'en veux aux autres élèves de l'école qui sont jaloux de moi sans savoir ce qui se cache derrière les murs de l'immense maison où je vis. J'en veux aux professeurs qui en attendent toujours plus de moi bien que je fasse toujours de mon mieux. Je m'en veux de ne pas être parfait. Et j'en veux au monde entier de ne pas m'aimer comme je suis. A tous sauf à lui, qui prend ma main pour me trainer dans la salle de bain, qui promène un tissu humide contre mes plaies superficielles. Mon frère. Je sais qu'il m'aime à sa façon même si c'est loin d'être assez à mes yeux d'enfant.

You find your peace falling on your knees, praying.

Et tous les soirs ma silhouette menue s'agenouillait devant une représentation de la Vierge Marie et de son fils. Et je récitais des prières que je connaissais par coeur et qui ne faisaient pas sens dans mon esprit avant de finir par demander à Dieu de me pardonner pour mes péchés. J'étais sûr que s'il me pardonnait, tout irait mieux pour nous. Mon frère ne priait jamais à la maison, il était déjà affalé sur son lit. Mais ce soir ce n'était pas lui qui avait prit, c'était moi, comme souvent. Alors je me disais que peut-être que lui Dieu l'avait à moitié pardonné. Et je ne comprenais pas pourquoi je ne méritais pas son pardon aussi. Quelque chose clochait avec moi j'en étais sûr. Même à l'église je ne semblais pas à ma place. Bien que tous les deux dans la chorale, c'était mon frère qui avait la voix d'or, c'était de lui dont on chantait les louange, on lui disait que Dieu l'avait béni. Et moi, au fond du rang je n'avais droit qu'aux coups de pieds de mes camarades d'école, qui pour une raison inconnue m'avaient toujours détesté. Était-ce mes bonnes notes, la position de mon père au gouvernement, ma faiblesse d'esprit ou les erreurs que j'avais faites et que je continuais à faire qui les faisaient s'acharner sur moi ? Etait-ce mes péchés qui me valaient tous ces mauvais traitement ?

Don't shoot me mama.

Je rentre de l'école à reculons, j'étire les minutes qui me séparent de mon foyer toxique. Je sais que Satoshi est déjà arrivé et j'espère naivement et égoïstement qu'il essuiera la colère de mon père à ma place aujourd'hui. Pourtant, quand je passe la porte en prenant soin de faire le moins de bruit possible, c'est un spectacle différent de d'habitude qui m'attends. Mon frère est dos au mur, face à ma mère. Les cheveux en pétard et la clope au bec, elle lui point une arme à feu dessus. Mon sang ne fait qu'un tour et je laisse mon cartable tomber de mon épaule pour lui foncer dessus. Trop concentrée sur son discours complètement pété, elle ne comprend pas ce qu'il se passe. Pas avant que je ne jette sur son bras et que le coup de feu ne parte dans le parquet rutilant. Je prends un coup de métal froid contre la tempe et seul le contact de mes genoux contre le sol dur me raccroche à la réalité. Je ne comprends pas bien ce qu'il se passe autour de moi, mais j'entends avec terreur les pas de mon père descendre les escaliers à toute vitesse. Si ma tête ne tournait pas autant, je serais sans doute allé me réfugier sous la table ou n'importe où ailleurs. Je sens le corp de mon frère se serrer contre les mien et ses bras menus m'entourer afin de me protéger. J'entends son cri dans mon oreille, si fort que j'en ressentirai presque la douleur avec lui. L'eau brûlante lui laissera une cicatrice, elle en laissera une dans mon coeur aussi. C'était ma faute.

Satoru, qu'est-ce que tu fais...

Je me plaque dos au mur en entendant la voix de mon frère. Oh non. Il est dans ma chambre. En laissant mes yeux courir dans la pièce, je le vois, debout face à mon bureau, observer mes dessins. J'aimerais courir vers lui et les lui arracher des mains, mais je tremble trop pour ça, j'ai trop honte aussi. Je ne veux pas qu'il me voit. Je me contente de l'observer ramasser une aquarelle soignée, le coeur en miette. Je la reconnait instantanément, c'est un nu. Parmi toutes les scènes morbides ou sexuelles que j'avais dessinées, il avait fallu qu'il choisisse ce dessin. Un nu ce n'est rien, c'est peut-être même le dessin le plus acceptable que j'ai fait. Pourtant, sur le dessin, c'est son corps nu qui est lascivement installé dans un fauteuil de boudoir. C'est l'anatomie de mon frère que j'ai dessinée. C'est malsain, glauque surement. Pervers. Le mot résonne encore à mes oreilles. S'il y a bien une personne dont je ne supporterai pas l'absence dans ma vie, c'est lui. Satoshi, mon double. L'autre moitié de mon âme. Alors quand je le vois jeter mon oeuvre dans les flammes, je me retourne vivement, des larmes plein les yeux. Je n'ai plus rien.

Why am I alone ? I need someone right now.

Mes doigts tremblants passent doucement sur la croix tatouée à l'encre sur mon avant bras droit. Énième péché que je ne pourrais jamais effacer, tout comme celui que je m'apprête à commettre. Ca fait bien longtemps que Dieu m'a tourné le dos, j'aurais pu le supplier de m'accorder son pardon pendant des années durant, je ne pouvais effacer de mon esprit les pensées pécheresse, je ne pouvais me détourner de mes faiblesses. J'aimais des choses qu'il m'était interdites d'aimer et Dieu serait incapable de me pardonner ces déviances. Il fallait que je m'en débarrasse. Il n'y avait qu'un moyen. Un seul moyen d'en finir avec mes erreurs à répétition, un seul moyen d'oublier que ma famille me déteste, que je n'ai pas d'amis, que la Terre entière et même les cieux me haïssent. Je resserre le noeud contre ma nuque et je laisse la chaise basculer sous mes pieds. Je n'avait pas peur avant que la réalité de la chose ne me frappe. Avant que la douleur de m'assaille et que je ne commence à suffoquer. Mes se mettent à griffer la corde et ma gorge dans l'espoir vain d'aspirer de l'air à nouveau. Un millier de couteaux semblent se planter dans ma poitrine et mon corps prit de reflexes nerveux ne cesse de s'agiter au bout de la corde. Je ne veux pas mourir. J'ai peur. J'ai mal. Par pitié. Je finis enfin par perdre connaissance. Je finis enfin par mourir. Je le méritais. Pas vrai ?

Une demie-seconde pour perdre la vie, six mois pour la retrouver.
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